Profils mécènes
16 août 2017

John LeBoutillier

John LeBoutillier
Photo : Lino Cipresso

PORTRAIT D’UN GRAND BÉNÉVOLE

Premier président du conseil d’administration de la Fondation Pointe-à-Callière et siégeant désormais à celui de la Société, John LeBoutillier est un administrateur qui a le Musée à cœur ! Avocat de formation, détenteur d’un MBA, monsieur LeBoutillier a dirigé plusieurs grandes entreprises, dont Sidbec-Dosco et la Compagnie minière IOC, avant d’être nommé président du conseil d’administration de l’Industrielle Alliance en mai 2005. Il a aussi présidé le conseil d’administration de Tennis Canada de 2013 à 2016. Il est membre du Barreau du Québec et, depuis 2003, membre de l’Ordre du Canada.

Vous collaborez avec Pointe-à-Callière depuis ses débuts. Pourquoi?
Je suis originaire de la Gaspésie tout comme Francine Lelièvre, directrice générale du Musée. Je ne la connaissais pas, mais plusieurs liens nous unissaient indirectement, entre autres, le fait qu’elle ait enseigné à mes deux sœurs. Lorsque nous nous sommes rencontrés, il y a une vingtaine d’années, ce point en commun a fait en sorte que j’ai voulu l’épauler dans ses projets à titre d’administrateur. J’ai donc débuté ma collaboration à titre de président du conseil d’administration de la Fondation en 1993.

Pourquoi êtes-vous resté fidèle au Musée depuis toutes ces années?
Lorsque je suis arrivé au conseil d’administration de la Fondation, le Musée en était à ses premiers balbutiements et les projets ne manquaient pas. Le temps a passé et les projets ont continué à être extrêmement présents et motivants. Lorsqu’un jour j’ai mentionné à madame Lelièvre que je croyais avoir fait le tour du terrain de jeu avec la Fondation, elle a acquiescé, mais m’a aussitôt invité à me joindre au conseil d’administration de la Société du Musée, ce que j’ai accepté. J’avais l’intention d’en faire partie quelques années et j’y suis resté ! La direction dynamique du Musée ainsi que la multitude de projets ont toujours réussi à garder mon intérêt.

Quel est votre rapport avec l’histoire et l’archéologie?
Il y a quelques années, j’ai fait des recherches sur l’histoire de mon arrière-arrière-grand-père, qui était un industriel de la pêche en Gaspésie. En me penchant sur son histoire, je me suis intéressé progressivement à l’histoire en général. Pour moi, Pointe-à-Callière est particulier puisqu’il est au cœur des origines de Montréal tout en mettant en valeur notre patrimoine.

Pourquoi croyez-vous qu’il est important de supporter les institutions culturelles?
Ayant été élevé en Gaspésie pendant l’effervescence de la Révolution tranquille, j’ai toujours considéré que la culture et l’art étaient primordiaux. Lorsqu’on observe les choix gouvernementaux face aux choix budgétaires, on constate qu’il arrive que celle-ci écope lors des moments plus difficiles. Je crois donc qu’il est très importantde retrouver, parmi le milieu des affaires, des gens qui croient en la culture et qui sont prêts à y investir temps et argent pour continuer à bâtir notre patrimoine.

Comment entrevoyez-vous les années à venir pour Pointe-à-Callière?
Tous les projets de développement qui entourent actuellement Pointe-à-Callière sont extrêmement excitants ! Il s’est écoulé plusieurs années depuis l’idéation de la construction du Fort de Ville-Marie qui prend actuellement forme. La réalisation d’aussi gros projets demande temps et énergie, et bien qu’il me soit arrivé d’être sur le point du découragement, madame Lelièvre a toujours tenu bon et j’ai voulu continuer à travailler sur ces merveilleux projets. Il reste tellement de projets emballants pour la Cité d’archéologie et d’histoire de Montréal que je suis persuadé que le Musée grandira sans cesse.

  • Un article tiré du Magazine Cité – Automne 2016

				John LeBoutillier
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